Assurance santé : les disparités tarifaires régionales qui touchent les seniors

Crédit Photo : Insameyer

Une récente enquête en ligne menée par lecomparateurassurance.com a mis en évidence de fortes disparités tarifaires régionales pour les assurances santé. Ces variations de tarifs atteignent parfois plus de 20% entre les différentes régions, et sont particulièrement prononcées pour les seniors.

Le site internet s’est fondé sur une centaine de milliers de devis des 31 mutuelles santé partenaires du site. Quatre profils-types d’assurés ont été définis : un salarié de 25 ans, un travailleur libéral de 40 ans, une famille de deux adultes et deux enfants en bas âge, ainsi qu’un couple de seniors de 60 ans. Ils recherchent tous un niveau de protection standard, excepté les deux seniors qui souhaitent une garantie dite « renforcée ».

Les différences régionales

Les disparités tarifaires observées s’appliquent indistinctement aux quatre profils ; cependant, elles sont plus fortes pour les seniors. Les régions « bon marché » se situent principalement dans l’Ouest de la France (Bretagne, Pays de la Loire) ainsi qu’à l’Est, notamment en Alsace-Moselle où l’écart est le plus significatif. On l’explique notamment par le régime de sécurité sociale distinct, héritage du système social bismarckien, qui permet aux mutuelles locales de réaliser des économies. L’Ile-de-France, la Corse, le Nord-Pas-de-Calais et les régions de la côte méditerranéenne sont les régions où les tarifs sont significativement plus élevés. Par exemple, un couple de seniors vivant en Alsace-Moselle ne paiera que 143€ par mois, contre 209€ en moyenne pour un Parisien.

Quelques éléments d’explication

Ces variations importantes sont imputables au niveau local de consommation de médicaments, qui constitue 20% du total des dépenses de santé. Cette consommation est généralement plus forte en ville qu’à la campagne. De plus, les régions où les médecins et spécialistes ont recours au dépassement d’honoraires sont généralement plus urbaines et densément peuplées, ce qui implique donc une hausse du coût des garanties. Les responsables de l’étude évoquent également des raisons d’ordre sociologique ou culturel. Par exemple, les habitants du Nord-Pas-de- Calais, accorderaient une grande importance au tiers-payant, ce qui serait moins le cas ailleurs. De plus, il serait faux de croire que les régions plus riches ont des tarifs plus élevés. En effet, les populations défavorisés sont généralement en plus mauvaise santé que les autres, et consomment donc davantage de soins. Cette demande plus importante implique donc naturellement une hausse des tarifs.

Source : Radiance Humanis

Publié le
La maladie d'Alzheimer serait ralentie par le port d'appareils auditifs

04/04

ARTICLE SUGGÉRÉ

La maladie d’Alzheimer serait ralentie par le port d’appareils auditifs

Selon le Dr Laurent Vergnon, le lien est évident entre la surdité et la maladie d’Alzheimer. En effet, les troubles auditifs conduiraient immanquablement à l’aggravement des symptômes de la maladie d’Alzheimer puisqu’ils  diminuent la stimulation cognitive. Ainsi, le port d’appareils auditifs pourrait empêcher ce lien de cause à effet.

 

Lire l'article
Certaines personnes sont capables de s’accommoder de leurs acouphènes plus aisément que d’autres. Notre cerveau tient une place centrale dans ce phénomène.

23/08

ARTICLE SUGGÉRÉ

L’utilisation de notre cerveau affecte nos acouphènes

Le cerveau reçoit et interprète quantité de signaux qu’il délivre finalement à notre conscience. Cette gêne particulièrement handicapante que représente les acouphènes est elle aussi soumise au travail interprétatif du cerveau. Ainsi, au-delà des seules déficiences physiques, c’est aussi le fonctionnement cérébral qui est contributeur de la nature et de l’intensité des acouphènes dont souffre tant d’individus. Une étude récente nous en dit plus.

Lire l'article