Implant neuronal permettant de restaurer l’audition

Implant neuronal permettant de restaurer l’audition

Crédit Photo: singularityhub.com

Jamais les progrès de la médecine n’auront été si spectaculaires que ces dernières décennies. Le 21e siècle connaît de formidables innovations et la robotique se développe à grands pas. Mais, même si nous sommes capables d’assister / remplacer des membres malades ou amputés avec des prothèses, comment les commander depuis le cerveau.

Organe très complexe, le cerveau  est loin d’avoir livré tous ses mystères. Selon une légende urbaine tenace, seuls 10% de notre cerveau seraient utilisés. Les 90% restants permettraient selon certains d’avoir des aptitudes extraordinaires de type paranormal !

Ceci n’est en fait qu’un mythe. Nous utilisons tous la totalité de notre cerveau, pas au même rythme. Nous avons 90 milliards de neurones à faire travailler constamment. Le cerveau qui pèse1.5 kg et qui représente 2% de notre corps consommerait à lui seul 20% de notre énergie. L’énergie consommée par le cerveau est plus importante chez les plus jeunes. Elle représente 50% chez les enfants et 50% chez les bébés.

Aux Etats-Unis, des  chercheurs de l’université de Rice (Houston ) ont mis au point un micro-processeur qui, implanté dans le cerveau, étudie les neurones endommagés. Comme un microscope il détecte les neurones en panne et redirige les informations sensorielles jusqu’au cerveau. Ce dispositif, baptisé FLATSCOP, est pour le moment à l’étude. Elaboré à la base pour permettre aux patients de recouvrer la vue, on peut tout à fait imaginer le même dispositif pour traiter l’audition.  Les audioprothèses sont de plus en plus performantes et discrètes et il faudra encore quelques années avant que ces capteurs ne soient fonctionnels.  Mais quelle belle perspective que de pouvoir rendre la vue à un aveugle, l’ouïe à un sourd. Au rythme où vont les progrès de la médecine on peut espérer ces nouvelles technologies en place d’ici 10 ans.

Source : l’ouie magazine

 

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Certaines personnes sont capables de s’accommoder de leurs acouphènes plus aisément que d’autres. Notre cerveau tient une place centrale dans ce phénomène.

23/08

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