Audition : Thérapie génique, une lueur d’espoir

Audition : Thérapie génique, une lueur d’espoir

Michal Bar Haim on Unsplash

En France 1 enfant sur 700 naît avec un trouble auditif léger ou majeur. Plutôt il est pris en charge et  plus il a une chance d’avoir le même taux de réussite que ses camarades. N’oublions pas qu’avoir des difficultés auditives non diagnostiquées provoque un effet de cloisonnement. Les enfants se retrouvent alors en échec scolaire et social.

Décelée tôt, la surdité peut être corrigée de 3 manières différentes :

Les appareils auditifs sont la solution la plus courante. Les progrès réalisés ces 50 dernières années ont permis d’avoir des prothèses de plus en plus petites et performantes. La révolution numérique a d’autre part permis une très bonne qualité d’écoute.

Les implants cochléaires sont plus efficaces pour soigner une surdité sévère chez l’enfant. Posés pour la première fois en 1980 chez l’adulte ils sont utilisés depuis une quinzaine d’années chez l’enfant (beaucoup plus chez l’adulte). Ils stimulent le nerf auditif par l’intermédiaire d’électrodes posées chirurgicalement dans la cochlée de l’oreille. Celles-ci sont commandées par un stimulateur, situé sous la peau derrière l’oreille. La partie externe du dispositif comprend un micro, capteur de sons,  un processeur qui les coder et une antenne. Même si elle est sans danger, la chirurgie reste une option encore trop rare chez les tous petits. Il est pourtant plus simple d’intégrer l’implant avant les 15 mois de l’enfant lorsque le processus de la parole n’est pas encore développé. Mais l’intervention reste peu conseillée par les pédiatres et les ORL. Le coût d’appareillage est également un frein. 1 seul implant vaut 22 000 euros. Mais le recours aux implants cochléaires pourrait se multiplier dans les prochaines années grâce aux mesures de remboursement qui pourraient être prises.

Une surdité précoce est souvent, dans 60 à 80 % des cas, d’origine génétique. De nouvelles thérapies sont à l’étude et seront bientôt à l’essai sur l’homme. Du fait de la complexité à étudier l’oreille, la recherche auditive est très en retard en comparaison, par exemple, avec l’ophtalmologie.  Depuis 1995, date à laquelle le premier gêne responsable de surdité a été trouvé à l’institut Pasteur, la recherche a fait des progrès et compte, à ce jour,  une centaine d’identifications.  Des tests en laboratoire sur des souris, dont l’oreille interne est proche de celle de l’homme, ont démontré que la thérapie génique était en passe de devenir une solution face à des surdités sévères. En effet le Pr. Christine Petit de l’institut Pasteur a réussi à rendre l’audition à un souriceau en lui implantant des cellules-souches. Afin de développer la recherche et accélérer les résultats la neurologue a réuni plusieurs spécialistes au sein du futur Institut de l’audition de Paris qu’elle dirigera. Cet institut, qui sera inauguré à Paris en 2019, a été pensé comme un centre de convergence de tous les acteurs de l’audition, chercheurs, audioprothésistes, associations, orthophonistes unis pour faire avancer la recherche. Les progrès en thérapie génique  sont de bon augure face au nombre toujours croissant de personnes atteintes de déficience auditive.

Source : Le Figaro

Publié le
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