Un plan « e-santé » à l’horizon de 2020

Crédit Photo : GisPoint

Les nouvelles technologies et internet nous ouvrent quantité de portes et introduisent nombre d’applications dans le domaine de la santé. Ceci dit, nous sommes bel et bien au début de cette tendance de la santé conjuguée au numérique. Les avancées auditives se saisissent progressivement des smartphones, mais ce n’est qu’un détail. L’amplitude des informations disponibles et son utilisation est aussi un enjeu de taille.

« E-santé » et Big Data

L’information est un élément central en médecine. C’est la connaissance qui nous permet de traiter les maladies et les déficiences, c’est elle qui nous donne la capacité d’agir. Ainsi, parvenir à exploiter intelligemment la quantité d’informations que rendent disponibles les nouvelles technologies est un enjeu majeur. C’est pour cette raison que Marisol Touraine, Ministre de la Santé, a présenté début juillet quelques éléments de son plan « e-santé » dont l’horizon est à portée de main. Elle a d’ailleurs profité de cette présentation pour rappeler que des limites doivent être imposées à la circulation des informations de santé. Ce qu’elle désigne comme l’open data doit ainsi être filtré et les assureurs par exemple ne devraient pas avoir accès à un contenu nu et sans limite. Son opinion est que l’open data devrait davantage servir à faire progresser la recherche et les programmes de soin, et c’est en effet là l’objet de nos attentes. Souhaitant placer le citoyen au cœur de « l’e-santé », celui-ci devrait alors profiter d’une médecine accessible à distance et en ligne, enrichie des informations de santé du patient concerné.

Accessibilité et sécurité

La sécurité est une préoccupation première, naturellement. En ce sens, c’est une nouvelle fonction au ministère qui devrait être créée, sous la forme d’un administrateur chargé d’assurer la sécurité de ces données. Si ces données doivent être protégées, c’est qu’elles sont au centre de la réflexion : un effort de numérisation devra ainsi être mené notamment. Il est attendu que l’utilisation de ce « big data » soit l’occasion de voir émerger de nouvelles pratiques sous la forme de suivi à distance et d’aide à la décision médicale, entre autres. L’innovation est le maître-mot. Le renforcement de la communication entre tous les acteurs de la santé, l’utilisation de nouveaux systèmes de production et d’objets connectés, la formation numérique, sont autant de voies au service du progrès. Il va sans dire que le domaine de l’audition ne peut que profiter d’une telle évolution, au service des patients. Accessibilité des soins, compréhensions des traitements, liberté et adaptabilité des solutions, et communication facilitée sont de nombreux points prometteurs que les dispositifs technologiques de soins auditifs intègrent déjà et intégreront davantage dans le futur avec les progrès de notre époque.

Source: Ouïe Magazine

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