L’association JNA saisit la HAS et dénonce la pression des lobbies

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L’association JNA, fidèle à sa fonction de « lanceur d’alerte », a récemment interpelé la Haute Autorité de Santé à propos d’un sujet qui concerne l’avenir de l’audition. Les appareils auditifs contribuent à notre santé, il est légitime de placer cet argument avant tout autre raisonnement économique.

La JNA alerte la HAS

L’association JNA (Journée Nationale de l’Audition) continue d’assumer sa fonction de « lanceur d’alerte » en saisissant récemment la HAS (Haute Autorité de Santé). Le but de cette démarche est d’encourager la conduite d’une évaluation du service médicale et de réintroduire le patient au cœur des débats qui touchent à l’audition. En effet, dans son courrier du 28 juillet, l’association JNA explique et déplore combien le cœur du débat sur l’audioprothèse est aujourd’hui occupé par « les enjeux économiques et commerciaux portés par les lobbies ». Pourtant, la presbyacousie touche des millions de français. Par ailleurs, les études du professeur Hélène Amieva ont montré l’importance des appareils auditifs et le risque de sur-déclin cognitif en cas de non-appareillage. Les aides auditives et les assistants d’écoute répondent à un réel enjeu de santé.

La HAS accepte

La Haute Autorité de Santé a accepté de traiter l’enjeu présenté par l’association. Il s’agit de replacer le patient presbyacousique au cœur du débat et de rappeler que ces souffrances ne se soignent pas mais doivent faire l’objet d’une réponse médicale appropriée. Ainsi, en plus de l’enquête de la HAS, l’association lui suggère de procéder à une évaluation des appareils de corrections auditives. Un pareil indicateur serait selon la JNA une occasion de tirer des informations utiles aux décisions de santé publique et aux débats sur le thème de l’audition. Il s’agit aussi de remettre en avant la valeur ajoutée pour les patients souffrant de troubles auditifs et d’envoyer un signal positif à tous les acteurs. Il est ainsi temps d’en finir avec la « double peine » : celle de devoir s’équiper et de payer en plus un reste à charge relativement important. Notons que si la HAS a accepté de traiter cette requête et de recevoir le président de l’association, l’entretien ne pourra se dérouler dans « le cadre du droit d’alerte » pour lequel l’association n’est pas agréée.

Source : Ouïe Magazine

 

Publié le

17/11

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