Vers une meilleure prise en charge des appareils auditifs

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La semaine dernière, la ministre de la Santé Marisol Touraine évoquait une évolution du remboursement des appareils auditifs. Cette ouverture de la part du gouvernement a été saluée par l’Unsaf qui soutient l’importance d’une telle mesure.

Une ouverture de la part du gouvernement

C’est lors de l’examen du Projet de loi de financement de la sécurité sociale 2017 (PLFSS 2017) que la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a été interrogée sur les évolutions du remboursement concernant le reste à charge relatif aux appareils auditifs. (Ce dernier est en effet d’environ 1 000 euros par oreille pour un adulte, en raison d’un tarif de remboursement datant de 1986.) La ministre a tout d’abord rappelé que concernant les appareils auditifs, une extension du principe du forfait social s’appliquant aux personnes bénéficiant de la CMU-C à ceux de l’ACS était prévue dans la loi de modernisation du système de santé.

Elle a également cru bon de rappeler que les mesures concernant le remboursement des appareils auditifs doivent s’inscrire dans le cadre du rétablissement des comptes de la Sécurité Sociale, au même titre que le remboursement des soins dentaires par exemple. Mais la ministre s’est montrée confiante en estimant que les prises en charges améliorées devraient pouvoir s’effectuer assez rapidement.

Un meilleur remboursement pour plus d’économies

A la suite de ces déclarations de Marisol Touraine, l’Unsaf a fait part dans un communiqué de sa volonté d’engager le travail avec les pouvoirs publics et l’Assurance maladie. Rappelant les chiffres d’une étude sectorielle publiée en 2015, l’Unsaf souligne qu’une « enveloppe de 100 millions d’euros en année pleine permettrait de diviser par deux le reste à charge moyen des adultes ».

Ces propos ne sont pas sans rappeler ceux de Jean de Kervasdoué et Laurence Hartmann dans leur étude sur l’« Impact Economique du Déficit Auditif en France et dans les Pays Développés ». Ce rapport établissait que sans appareillage, le coût du déficit auditif s’élèverait à 23,4 milliards d’euros. En effet, il convient de prendre en compte l’impact direct sur la santé physique et mentale qu’implique une absence d’appareillage. La prise en charge à 100% de l’équipement des personnes appareillables non appareillées permettrait d’éviter plusieurs millions d’euros de soins médicaux.

Source : L’Ouïe Magazine

Publié le
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30/08

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