Une plateforme web encourage les insatisfaits à sortir des réseaux professionnels

Crédit Photo : Deskhub

De nos jours, communiquer est un jeu d’enfant et se réunir autour d’une idée commune n’est guère beaucoup plus difficile. Les critiques parfois s’empilent contre le fait de travailler pour de grands groupes commerciaux et dans de grands réseaux professionnels. Dans le domaine de la santé, une plateforme intitulée « Liberté Santé » propose désormais de quitter ces réseaux pour ceux qui le désirent.

Une plateforme anti-réseaux

La liberté est une ambition naturelle et légitime, et l’association ALML revendique ce bénéfice au travers de la communication de sa plateforme intitulée « Libre Santé ». Cette liberté se définie ici comme les avantages retirés en s’engageant au-dehors des réseaux de soins. A destination des professionnels de santé tels que les opticiens, les dentistes, les médecins, les auxiliaires ou les audioprothésistes, la plateforme « Libre Santé » a l’ambition de créer autant de zones blanches que possible, cela par filière de soin. Un des reproches centraux que fait l’association aux réseaux est la dépendance financière qui en découle et la logique de coût contraignante imposée aux professionnels. L’argument de la plateforme est ainsi d’encourager l’indépendance professionnelle dans le domaine de la santé.

L’organisation d’une sortie de réseau

Cette plateforme n’est pas uniquement orientée sur la communication de cette idée, elle cherche à constituer une communauté à même d’agir de manière coordonnée. L’indépendance ne se gagne pas seul. Recenser les professionnels de santé partageant ce désir est ainsi une ambition fondamentale, dans le but de « remettre en avant la qualité des soins par un label de qualité, prenant le contre-pied des réseaux financiers mus par la maîtrise des coûts ».

Une coordination aujourd’hui pour une sortie demain

Cette plateforme affirme clairement son intention de rétablir un équilibre pour les professions de santé. Ainsi, de manière non-équivoque, nous trouvons sur sa page web qu’il s’agit de « permettre d’agir aujourd’hui concrètement pour une sortie massive des réseaux demain ». Nous comprenons la démarche, seul un mouvement unifié et coordonné permettrait de donner une forme de protection pour les travailleurs en milieu de santé. L’idée est bien de briser ce dilemme du prisonnier qui empêcherait chacun d’agir par crainte d’un manque de solidarité de la part des collègues. Un audioprothésiste solitaire ne bénéficierait pas d’autant de moyens que ceux offerts par un grand groupe, n’aurait pas ses démarches ni sa stratégie ; il en coûte à certains professionnels de perdre en indépendance mais le bénéfice gagné est souvent sous la forme d’une sécurité supplémentaire. L’association ALML considère cependant qu’appartenir à un réseau contient des effets liberticides, tant pour les professionnels que pour les clients ; dans le cas des soins auditifs comme du reste, une logique comptable et financière impacterait la qualité des soins proposés. Plusieurs positionnements stratégiques existent et bien-sûr différentes gammes de prothèses auditives sont vendues, nous le savons ; si de tels effets liberticides existent, sont-ils systématiques et généralisés ? Il reviendra aux professionnels d’établir leur propre opinion, et de prendre part ou non à ce mouvement qui regroupe en ce jours 656 professionnels de santé.

Source : Ouïe Magazine

Publié le
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