L’utilisation intensive du téléphone représente-t-elle un danger pour vous ?

Crédit Photo : Moskal

Les progrès technologiques nous connectent toujours plus les uns aux autres. Cela est particulièrement vrai pour les téléphones, dont les améliorations se sont même intensifiées ces dernières années. Une conséquence de ce progrès technologique n’est autre que notre dépendance grandissante à ce genre d’appareils. Aussi, nous pouvons légitimement nous interroger sur les implications au niveau de notre santé.

Des études sur le danger du téléphone existent

Il est courant de dire que tout excès est néfaste. Vis-à-vis des téléphones portables, de nombreuses personnes ont toujours exprimé leurs inquiétudes, et l’idée d’un danger associé à ce genre de produit technologique ne devrait pas nous sembler tout à fait improbable. Une étude publiée dans la revue scientifique Occupational and Environmental Medicine a en réalité déjà exprimé la corrélation entre l’utilisation intensive du téléphone portable et le risque de tumeur au cerveau. Cela n’a rien de trivial, les chercheurs ont étudié plusieurs sujets atteints de tumeur et ont finalement établi un lien entre l’apparition de ces tumeurs et l’utilisation du téléphone portable pendant des années. La subtilité de l’argument réside bien-sûr dans le sens donné au mot « intensif », mais là encore, rien de rassurant. Le temps moyen passé au téléphone se situe pour les français aux alentours de 2 heures et demi par mois, ce qui semblera minuscule à certains d’entre nous ; les chercheurs de l’Isped de l’université de Bordeaux ont analysé une hausse du risque de contraction de tumeurs cérébrales au-dessus de 15 heures d’appel par mois. Cela représente un peu plus d’une demi-heure par jour et concerne donc des milliers de français.

Un risque pour les utilisateurs

L’étude insiste sur un aspect non négligeable : le risque de contracter une tumeur au cerveau est plus élevé pour les professionnels. Ce risque serait même doublé pour les utilisateurs habitués à passer de longs appels chaque jour. Le directeur de l’Isped souhaite cependant tempérer ces affirmations au sens où tous les utilisateurs de téléphones portables ne contracteront pas ces tumeurs au cerveau. La présidente de Priartem y voit plutôt un signal fort qui devrait nous encourager à débuter une campagne de prévention à l’échelle nationale.  Un tel risque, si les spécialistes le jugent sérieux, ne devrait pas en effet être dissimulé. Les enjeux économiques ne devraient pas ralentir l’information, particulièrement quand la santé de la population est en jeu. L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé admet volontiers que ces risques ne peuvent être écartés. Le Ministère de la Santé a d’ailleurs communiqué sur le sujet, et donne à ses lecteurs quelques conseils pour se préserver autant que possible de l’exposition aux ondes de téléphone. Entre autres, le ministère recommande d’utiliser les kits mains libres, ceux-ci permettant d’éloigner le téléphone de la tête. Cela n’est pas sans rappeler la fonctionnalité des appareils auditifs permettant de répondre au téléphone directement depuis le dispositif, évitant ainsi toute exposition dangereuse. Par ailleurs, il est préférable d’éviter de téléphoner dans les endroits à faibles réception ou lors de voyages nous connectant à différentes antennes ; dans ces cas-là, le téléphone augmente sa puissance et nous expose ainsi davantage.

Source : Le Parisien

Publié le
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