Analgésiques : le Paracétamol et l’Ibuprofène consommés régulièrement seraient facteurs d’ototoxicité !

Crédit Photo : Holamujer

Une étude américaine publiée le 14 décembre dernier, dans l’American Journal of  Epidemiology, dévoile les effets secondaires à conséquences désastreuses d’une prise à haute dose de paracétamol et d’ibuprofène sur l’audition.

Qu’est que l’ototoxicité ?

L’ototoxicité c’est la toxicité du médicament au niveau de l’oreille, désignant de façon générale ce qui est toxique pour l’appareil auditif. Les médicaments ototoxiques, à partir d’une certaine dose peuvent léser les structures de l’oreille interne ou du nerf auditif et provoquer une perte d’audition.

Analgésiques : mauvais pour l’audition ?

Le paracétamol et l’ibuprofène sont des substances très rependues qui rentrent dans la composition de nombreux médicaments utilisés très fréquemment comme le Doliprane, l’Efferalgan ou encore l’Advil.

Souvent prescrit par les médecins, ces médicaments du quotidien ne laissent susciter aucun doute quant à son efficacité. Egalement disponibles sans ordonnance, en vente libre dans les pharmacies, ils ont toujours été vus comme sans danger.

Cependant, respecter la posologie de ces analgésiques est primordial, puisque comme tous principes « actifs » ils ne sont pas dépourvus d’effets indésirables, pouvant provoquer des répercutions graves sur l’organisme. Les surdités induites par les médicaments peuvent survenir progressivement ou brutalement. L’ototoxicité dépend souvent de la dose du traitement et de la durée de celui-ci mais aussi de différents facteurs comme l’âge, l’hydratation et le fonctionnement du rein.

La surdose en cause

Une étude menée par des chercheurs de l’école de médecine d’Harvard a étudié le lien entre la prise de ces médicaments et les troubles de l’audition de 1990 à 2012. Réalisée sur plus de 54 000 femmes de 48 à 73 ans, l’analyse a révélé qu’une prise régulière d’analgésiques pourrait endommager l’oreille interne et favoriser la perte auditive.

D’après l’étude, 16 % des femmes ayant pris un traitement de paracétamol régulièrement au cours des six dernières années auraient manifesté l’existence d’un déclin de l’audition d’environ 10 % et une perte auditive de 9% pour les sujets ayant consommés de l’ibuprofène. Selon les experts, cela s’expliquerait par une baisse d’afflux sanguin et ainsi d’apport en oxygène au niveau de l’ouïe.

L’atteinte à l’audition n’est pas le seul effet secondaire que peut provoquer la prise de ces médicaments à consommation régulière. Il est donc crucial de bien respecter la posologie de ces médicaments et d’être attentif à ne pas prendre plus que la dose nécessaire, à savoir que la quantité maximale de paracétamol autorisée par jour est de 4 g pour un adulte.

En cas de perte d’audition, il est judicieux d’alerter son médecin traitant dès les premiers symptômes de surdité afin d’éviter une potentielle aggravation et de réaliser un test d’audition avant  toute démarche d’achat d’appareil auditif.

 

 

Source : Harvard Gazette

Publié le
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