Mis à jour le 12/06/2026
Dès 30 dB de perte auditive, l’appareillage est recommandé chez le patient malentendant.
La perte auditive altère durablement la qualité de vie, en affectant la communication et le bien-être social. Des études récentes montrent par ailleurs qu’une prise en charge précoce par appareillage auditif peut ralentir le déclin cognitif.
Une étude publiée en 2020 dans The Lancet identifie en ce sens la perte auditive comme le principal facteur de risque modifiable de démence, et estime qu’en la corrigeant, l’incidence pourrait diminuer de 8 % [1].
En cas de doute, il est conseillé de réaliser un test auditif afin d’établir un diagnostic et, si nécessaire, de prévoir une prise en charge adaptée le plus tôt possible.
Voici une liste non exhaustive de signes pouvant justifier le port d’un appareil auditif :
Si vous vous reconnaissez dans ces signes, il est recommandé de réaliser un test auditif. Celui-ci peut être effectué chez un médecin ORL (Oto-Rhino-Laryngologiste) ou un audioprothésiste.
Savez-vous que chez VivaSon, le bilan auditif est gratuit ? Vous pouvez prendre rendez-vous dans l’un de nos centres auditifs partout en France pour en bénéficier.
Bon à savoir : au début, la perte auditive peut rester légère et discrète. Les difficultés se manifestent surtout dans le bruit, sans être forcément handicapantes au quotidien. Il est toutefois essentiel de garder à l’esprit qu’une surdité non prise en charge peut évoluer progressivement et entraîner une gêne croissante.
La décision de porter un appareil auditif dépend de différents facteurs, tels que la gravité de votre perte d'audition et l'impact de celle-ci sur votre qualité de vie.
Généralement, les ORL conseillent aux personnes de s’équiper d'un appareil auditif dès lors qu’elles constatent une perte d'audition légère à modérée. Si l’ORL estime que l’appareillage est indiqué, il transmettra au patient une ordonnance pour lui permettre d’initier l’appareillage.
Par ailleurs, la loi prévoit des seuils de perte auditive encadrant sa prise en charge. Celle-ci est accordée pour chaque oreille présentant au moins l’une des caractéristiques suivantes :
L’audiogramme permet de classifier la perte auditive en plusieurs degrés, allant d’une atteinte légère (20 à 39 dB) à une surdité profonde (au-delà de 90 dB). La connaissance de ces seuils et niveaux de surdité est essentielle pour orienter le choix d’aides auditives adaptées au niveau de compréhension du patient.
Effectuez un test auditif complet et gratuit dans un centre auditif VivaSon, partout en France
La première étape consiste à faire le point sur votre audition. Les audioprothésistes réalisent généralement un dépistage gratuit afin de repérer les fréquences et les sons que vous percevez moins bien et d'identifier une éventuelle baisse auditive.
Si le dépistage indique une suspicion de perte auditive, une consultation chez un médecin ORL est indispensable. Ce spécialiste procède à un examen médical complet de l'oreille puis réalise un audiogramme tonal et vocal afin de poser un diagnostic précis sur votre niveau de surdité.
En cas de surdité avérée (généralement au-delà d'une perte moyenne de 30 dB), l'ORL vous délivre une ordonnance. Muni de cette prescription médicale, vous serez accompagné par votre audioprothésiste pour sélectionner les appareils auditifs correspondant à vos besoins, à votre mode de vie et à l'anatomie de votre conduit auditif.
Ce professionnel vous informera également des conditions de remboursement par l'Assurance maladie et votre mutuelle, ainsi que des modalités de garantie de vos équipements.
Si votre perte auditive touche vos deux oreilles (qu'elle soit symétrique ou asymétrique), l'appareillage bilatéral est vivement recommandé. Porter deux aides auditives permet :
Attention : s'équiper d'un seul appareil alors que les deux oreilles sont atteintes risque d'entraîner une privation sensorielle sur l'oreille non corrigée.
Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine d’une perte auditive précoce. Parmi les causes les plus fréquentes figure l’exposition prolongée à des niveaux sonores élevés, tels que la circulation routière, les concerts, certains environnements professionnels bruyants ou encore l’usage intensif d’appareils électroniques.
D’autres facteurs peuvent également intervenir, notamment certaines pathologies à l’instar de la maladie de Ménière , les infections de l’oreille, les traumatismes crâniens, les tumeurs, ainsi que la prise de médicaments ototoxiques . Les prédispositions génétiques jouent aussi un rôle dans certaines formes de surdité.
Rappelez-vous qu’il n’existe pas d’ âge pour porter un appareil auditif : la perte d’audition n’est pas uniquement liée au vieillissement des cellules auditives.
Il n’a pas été démontré que le port d’un appareil auditif aggrave la perte auditive. Au contraire, il peut contribuer à préserver les capacités auditives en amplifiant les sons et en compensant le déficit d’audition.
Il est recommandé de consulter un oto-rhino-laryngologiste afin d’évaluer la pertinence d’un appareillage et de déterminer, si nécessaire, la mise en place d’une prise en charge précoce. Par ailleurs, le respect des consignes d’entretien et de nettoyage de l’appareil auditif est essentiel pour garantir ses performances optimales dans le temps.
Nous conseillons à nos patients de s’appareiller au plus tôt après le diagnostic d’une perte auditive et ce, pour plusieurs raisons. En effet, plus vous vous équipez tôt, plus :
La privation sensorielle liée à la surdité a une incidence directe sur le nerf auditif et le cerveau. En l’absence de stimulation prolongée, ces structures perdent progressivement leur capacité à fonctionner de manière optimale.
À l’image d’un muscle qui s’atrophie faute d’exercice, le nerf auditif et les zones cérébrales impliquées dans la compréhension de la parole nécessitent une stimulation régulière pour conserver leurs performances. C’est pourquoi un appareillage précoce contribue à préserver, voire à améliorer, les capacités de compréhension sur le long terme.
[1] Self-reported hearing loss, hearing aids, and cognitive decline in elderly adults: A 25-year study. Amieva H, Ouvrard C, Giulioli C, Meillon C, Rullier L, Dartigues JF. J Am Geriatr Soc. 2015 Oct; 63(10):2099-104. http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/jgs.13649/abstract
[2] Lin FR, Albert M. Hearing loss and dementia - who is listening? Aging Ment Health. 2014;18(6):671-3. doi: 10.1080/13607863.2014.915924. PMID: 24875093; PMCID: PMC4075051.
QUESTIONS FRÉQUENTES
Déposer un commentaire