Cinéma et télé : attention les oreilles

Cinéma et télé : ils nous cassent les oreilles !

Krists Luhaers on Unsplash

La nuisance sonore est un fléau que tente de réguler les pouvoirs publics. Pourtant de plus en plus de spectateurs se plaignent du son très élevé dans les salles de cinéma. Certains sont carrément obligés de se rendre aux projections avec des bouchons d’oreilles, d’autres en sortent se plaignant de maux.

Depuis 1998, la réglementation limite le volume dans les lieux sonorisés accueillant du public (discothèques, salles de concert…). La norme étant pas plus de 105 décibels (dB) en moyenne. Malheureusement cette règle ne s’applique pas aux cinémas. Pour quel motif ? « Pour des raisons artistiques, nous explique Alain Besse, à la Commission supérieure technique de l’image et du son (CST), et parce qu’on n’atteint jamais ces niveaux réglementaires. » Pourtant qui ne s’est jamais fait la remarque que le son était trop fort au cinéma ? L’expérience cinématographique peut ainsi vite devenir pénible. Est-ce que les cinémas augmentent le son lors de projections, notamment de films d’action ? Ou est-ce que les réalisateurs accentuent le volume de certaines scènes de leurs films pour en intensifier l’effet auprès du spectateur, et ce, au détriment de sa santé auditive ? Les exploitants assurent le contraire, bien que rien ne leur interdise de le faire.

En avril 2011, une association de professionnels réunie pour contrôler la qualité des projections tire la sonnette d’alarme. : « Il est urgent, écrit-elle, que tous les maillons de la chaîne du son au cinéma […] travaillent de concert si l’on veut éviter que les niveaux sonores dans les salles ne deviennent un problème de santé publique, résolu finalement par l’installation de limiteurs, comme cela a été fait par exemple en Italie. » En fait, la CST, dont les membres font partie du milieu cinématographique, préfère que les professionnels s’autorégulent avant que les politiques ne les obligent par une loi à suivre les normes sonores.

Le milieu audiovisuel n’est pas en reste. Qui n’a jamais noté une différence de son assez conséquente entre le programme en cours puis la page de publicité ?

Cette hausse sonore aux moments des écrans publicitaires est suivie depuis de nombreuses années par le Conseil Supérieur de L’Audiovisuel (CSA). Il lance fréquemment depuis 1992 des campagnes de mesures de l’intensité sonore des programmes. Faute de moyens techniques les améliorations n’avaient été que partielles. Ainsi, depuis la mi-décembre 2011, une baisse et un alignement généralisé de l’intensité sonore moyenne des chaînes permet aux téléspectateurs de passer de l’une à l’autre sans, apparemment, subir d’importantes différences. La valeur -23 LUFS (unité de mesure de l’intensité sonore d’une séquence audio) étant préconisée par le Conseil.  Depuis 2012 la variation sonore lors du passage d’un programme à une publicité est encadrée. Selon le CSA des actions restent toutefois encore nécessaires, en particulier pour certaines chaînes thématiques ou étrangères disponibles sur certains réseaux.

Il est important que les professionnels s’accordent afin d’offrir aux spectateurs une qualité de son plus en adéquation avec les normes de santé auditive.

Source : 60millions-mag

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