Mis à jour le 27/03/2026
Face à une baisse de l’audition, il est naturel de s’interroger sur la gravité de son trouble auditif. Qu’il s’agisse de difficultés à suivre une conversation dans un environnement bruyant ou de la perte de perception de certains sons du quotidien, chaque situation est unique et mérite une attention particulière.
Pour évaluer votre audition, les professionnels de santé s’appuient sur un examen de référence : l’audiogramme. Ce test permet de mesurer avec précision votre niveau de surdité. Comprendre ce diagnostic constitue une étape essentielle pour identifier les solutions les plus adaptées, notamment le choix d’aides auditives, et ainsi retrouver un meilleur confort de vie au quotidien.
L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Bureau International d'Audio Phonologie (BIAP) classent les surdités en plusieurs catégories en fonction du volume en décibels (dB) qui n'est plus perçu par l'oreille.
Avant d’entrer dans le détail de chaque degré, voici un aperçu synthétique des niveaux de surdité :
| Degré de perte auditive | Niveau en dB | Impact sur la vie quotidienne |
| Légère | 21 à 40 dB | Difficultés à entendre les sons faibles ou les conversations à voix basse |
| Moyenne | 41 à 70 dB | Compréhension difficile sans effort, surtout en milieu bruyant |
| Sévère | 71 à 90 dB | Perception limitée de la parole, besoin d’une amplification importante |
| Profonde | > 90 dB | Sons très forts uniquement perçus, communication fortement altérée |
La surdité légère passe souvent inaperçue au début. Les sons faibles, comme un chuchotement ou certains bruits de fond, deviennent difficiles à percevoir. Dans un environnement calme, les conversations restent compréhensibles, mais des difficultés apparaissent dès qu’il y a du bruit ambiant.
À ce stade, la compréhension de la parole devient plus complexe, même dans de bonnes conditions. Les personnes concernées ont souvent besoin de faire répéter leur interlocuteur et peuvent augmenter le volume de la télévision ou du téléphone. Les échanges en groupe ou dans un environnement bruyant deviennent particulièrement difficiles.
La surdité sévère entraîne une forte limitation de la perception des sons. La parole n’est comprise que si elle est forte et proche. Sans aide auditive, la communication devient très compliquée, voire impossible, dans certaines situations du quotidien.
La surdité profonde correspond au stade le plus avancé. Seuls les sons très intenses (comme un moteur d'avion ou un marteau-piqueur) peuvent être perçus, parfois davantage sous forme de vibrations que de sons purs.
Dans ces cas, des dispositifs spécifiques, comme les aides auditives puissantes ou les implants cochléaires, peuvent être envisagés pour améliorer la communication et la qualité de vie.
Pour déterminer votre problème auditif, l'audioprothésiste ou l'ORL s’appuie sur les résultats de votre audiogramme. Selon la recommandation du BIAP, on calcule la moyenne de la perte auditive sur quatre fréquences conversationnelles clés : 500 Hz, 1000 Hz, 2000 Hz et 4000 Hz.
On additionne la perte en décibels sur ces quatre fréquences, puis on divise le résultat par quatre. Cette moyenne tonale permet de classer objectivement la déficience dans l'une des quatre catégories vues précédemment, et d’orienter le patient vers la prise en charge la plus adaptée.
Il convient de distinguer le niveau de surdité, qui correspond à l’intensité du trouble (exprimée en décibels), du type de surdité, qui désigne son origine anatomique. Autrement dit, deux personnes peuvent présenter le même degré de surdité, mais pour des causes totalement différentes.
Selon l’origine du trouble, qu’il soit lié à l’âge, à un traumatisme sonore ou à un facteur génétique, on distingue généralement trois grands types de surdité :
Bon à savoir : indépendamment du type et du degré, si vous perdez l'audition d'un seul coup en quelques heures, il peut s'agir d'une surdité brusque , une urgence médicale nécessitant une consultation immédiate.
Quel que soit le niveau et la cause de la surdité diagnostiquée, une audition non corrigée a des répercussions directes sur le quotidien. La fatigue auditive est le premier symptôme : le cerveau doit compenser en permanence pour deviner les mots manquants. À terme, cela favorise le repli sur soi, l'isolement social, et peut même accélérer le déclin cognitif. Prendre en charge sa santé auditive dès les premiers signes est donc primordial.
Fort heureusement, il existe aujourd’hui des solutions technologiques avancées pour compenser chaque problème auditif. Pour les surdités légères à sévères, les appareils auditifs constituent la solution la plus courante et la plus efficace. Discrets, connectés et de plus en plus sophistiqués, ils sont réglés sur mesure par l’audioprothésiste afin de corriger précisément les fréquences déficitaires et restaurer un confort d’écoute optimal.
En cas de surdité profonde, lorsque les appareils auditifs ne suffisent plus, la pose d’un implant cochléaire peut être envisagée. Cette solution permet de stimuler directement le nerf auditif et d’améliorer significativement la perception des sons.
Un bilan auditif est un examen simple, rapide et indolore. Réalisé par un audioprothésiste, il comprend un échange avec le professionnel, suivi de tests en cabine insonorisée (audiogramme) pour mesurer votre audition.
Chez VivaSon, ce bilan est réalisé avec des équipements de pointe pour garantir des résultats fiables et précis.
Le diagnostic auditif peut être réalisé dans un centre spécialisé ou chez un audioprothésiste. Partout en France, les centres VivaSon proposent des bilans auditifs dans un environnement adapté, avec un suivi personnalisé pour vous orienter vers les solutions les plus adaptées à votre situation.
VivaSon vous propose des bilans auditifs gratuits et sans engagement. Cela vous permet de faire le point sur votre audition en toute sérénité, sans avance de frais, et de bénéficier de conseils professionnels pour la suite de votre prise en charge.
On considère qu'une audition est normale jusqu'à une perte de 20 dB. Le seuil de la déficience auditive (surdité légère) commence donc officiellement à 21 dB de perte moyenne.
La détérioration évolue généralement de manière progressive : elle commence par une difficulté sur les fréquences aiguës (stade léger), s'étend aux fréquences moyennes affectant la compréhension de la parole (stade moyen), avant d'atteindre un stade sévère limitant fortement la communication.
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