La perte auditive et la surdité

Pourquoi peut-on perdre nos capacités auditives ?

Du temps qui passe à un volume sonore trop prolongé et puissant, les causes de la perte d’audition sont nombreuses.

Le vieillissement est la première cause d’apparition de la surdité puisque dès 65 ans, la perte auditive correspond à 0,5 décibel disparaissant chaque année. Un chiffre qui augmente progressivement puisque le cap des 75 ans passé, la déficience auditive s’élève en moyenne à un décibel en moins chaque année. Après 85 ans, on atteint deux décibels en moins par an. On parle alors de presbyacousie : le vieillissement naturel du système auditif est un phénomène tout à fait normal. Les cellules dites « ciliées » qui tapissent l’oreille interne, se détériorent avec l’âge et ne retrouvent pas naturellement leur bon fonctionnement. Sans dramatiser, il est important de consulter dès les premiers signes afin d’acquérir une audioprothèse adéquate si besoin.

Des soins inadaptés peuvent cependant accélérer la perte d’audition et aggraver une surdité déjà naissante. Une otite mal soignée, des médicaments néfastes à l’oreille interne ou bien encore des maladies qui s’attaquent au système auditif …la qualité des soins tout au long de sa vie a une conséquence sur la qualité auditive. Dès le plus jeune âge, un bon suivi médical assure de passer outre ces troubles et de protéger efficacement son audition.

Enfin, une exposition trop longue à des sons dangereux au volume anormalement augmente, à court et long terme, les risques de surdité. Ces traumatismes sonores touchent particulièrement les jeunes rivés à leur casque ou fréquentant discothèques et concerts. La surdité chez les jeunes est forte : un sur cinq serait menacé de surdité selon différentes études. Il est important de faire preuve de pédagogie pour expliquer à ces adolescents ou jeunes adultes que l’audition ne retrouve pas de façon naturelle son efficacité et que le capital auditif de chacun est primordial.

Les causes de la surdité
Du temps qui passe à un volume sonore trop prolongé et puissant, les causes de la perte d’audition ou surdité sont nombreuses.

Comment se manifeste la surdité et à quels degrés ?

La perte auditive survient rarement d’un seul coup. En cas de presbyacousie, les symptômes s’installent plutôt doucement, dans la durée, si discrètement qu’ils sont peu remarqués à leurs débuts. Ce n’est que lorsque la surdité devient réellement perturbante pour le quotidien que celle-ci se diagnostique. Il importe donc de s’écouter, de cerner rapidement un changement dans sa façon d’entendre et de consulter dès que possible, même si l’on croit en une simple oreille bouchée ou à un trouble passager.

Les symptômes s’observent souvent dans les difficultés naissantes de communiquer avec les autres, d’être lié liés à l’environnement… Quelqu’un qui n’articule pas assez ou parle faiblement, une pièce bruyante où il est difficile de suivre une conversation, une quantité de bruits qui agacent : ces perturbations du quotidien sont des signes de surdité. Les consonnes de son interlocuteur qui s’estompent au profit de voyelles plus fortes, plus sonores, plus facilement identifiables et, du coup, un discours qui devient incompréhensible… Tous ces symptômes de surdité doivent alerter la personne qui en souffre et dont la colère grandit. Car la faute est souvent rejetée sur l’entourage avant de comprendre que tout résulte, en fait, de son oreille.

Enfin, il faut différencier plusieurs types de surdité. La surdité de perception, aussi appelée hypoacousie, désigne une surdité partielle où l’oreille interne, atteinte par des lésions, entend presque tout hormis les fréquences aiguës, mais ne transmet pas le signal adapté d’où une sensation de surdité. Les réglages d’un appareil auditif sont donc très difficiles à mettre en place pour que le patient cerne tous les sons, avec la même intensité. L’hyperacousie (quand certains sons sont perçus plus forts que d’autres) est fréquente dans ce type de surdité, au même titre que les acouphènes. Quand c’est l’oreille moyenne ou externe qui est responsable d’une perte auditive, on parle de surdité de transmission. Bien qu’elle paraisse plus sérieuse par ses causes (maladies ou chocs), ce type de surdité provoque généralement des pertes d’audition plus faibles que dans le cas d’une surdité de perception.

Dans tous les cas, la perte d’audition se caractérise par quatre stades. Entre 40 et 70 décibels perdus, le patient souffre de surdité moyenne. De 70 à 90 décibels, la surdité est considérée par les experts comme « sévère ». Quant à la légère, elle se définit par 20 à 40 décibels d’audition en moins. La surdité « profonde », enfin, correspond à plus de 90 décibels de capacité auditive définitivement disparue.

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La perte auditive ou la surdité survient rarement d’un seul coup. En cas de presbyacousie, les symptômes s’installent plutôt doucement, dans la durée.

Les conséquences de la surdité et pourquoi faut-il se soigner ?

Bien sûr, la gêne provoquée par une mauvaise audition se révèle la première conséquence chez la personne atteinte. Mais d’autres, plus méconnues, sont tout aussi dangereuses pour la santé : vie sociale et morale en berne, conséquences physiques, il ne faut pas sous-estimer les dangers de la perte auditive.

La première conséquence indirecte, la plus souvent évoquée car excessivement gênante, est la diminution de l’intensité de la vie social et la baisse de moral, voir l’apparition de symptômes de dépression. Mal entendre, d’une surdité brusque ou en déclin progressif, conduit bien trop souvent à de l’isolement. Ne pas comprendre l’autre, son entourage proche ou de parfaits étrangers : autant de raisons qui poussent les personnes souffrant de perte auditive à rester chez elles, là où leur problème de santé est caché et contrôlable. De la solitude découle alors des signes de simple déprime, voire une dépression réelle.

Ce n’est pas tout : une surdité non traitée entraîne également son lot de désagréments physiques à l’instar de maux de tête handicapants. Le stress gagne le patient (colère de ne pas entendre, angoisse de l’isolement) et bientôt le corps réagit avec notamment des tensions musculaires ou de l’hypertension artérielle. Le sommeil vient à manquer tout comme l’appétit. Le patient entre alors dans un cercle vicieux que seul un bon appareillage auditif peut stopper.

Alerter son médecin traitant des premiers symptômes de surdité pour anticiper l’aggravation d’une audition déficiente est le premier pas vers un quotidien retrouvé. Le professionnel de santé prescrit alors un test chez un médecin ORL ou chez un audioprothésiste pour mesurer la perte auditive. S’ensuit la mise en place d’un bon d’une audioprothèse, avec l’objectif de retrouver un niveau d’audition le plus optimal possible. Les appareils auditifs sont des équipements qui requièrent un suivi réel pour adapter leur action à l’évolution de la surdité du patient. Les traitements de la perte auditive existent quelle que soit la pathologie et sa puissance. A chacun d’accepter de passer ce cap pour retrouver toute sa capacité auditive et une qualité de vie agréable.

Pourquoi faut-il agir vite ?
Vie sociale et morale en berne, conséquences physiques, il ne faut pas sous-estimer les dangers de la perte auditive et de la surdité.